Les objectifs budgétaires sont présentés aux présidents des conseils scolaires

first_imgLe gouvernement provincial a présenté aux conseils scolaires, aujourd’hui 8 février, les objectifs budgétaires qui visent à mettre les enfants et l’apprentissage au premier plan tout en permettant à la Nouvelle-Écosse de continuer de vivre selon ses moyens, en s’assurant que le niveau de financement correspond au déclin du nombre d’inscriptions dans les écoles. « J’ai toujours dit que je voulais mettre les enfants et l’apprentissage au premier plan, a dit Ramona Jennex, ministre de l’Éducation. J’ai demandé aux conseils scolaires de protéger les élèves et l’éducation spéciale. » Les paramètres du financement exigent que les conseils effectuent des économies principalement par les départs à la retraite du personnel enseignant et du personnel de soutien et des réductions considérables dans le secteur administratif, tout en maintenant la qualité de l’enseignement en classe. « Nous avons dit que nous allions débuter par la réduction des dépenses administratives, qui ont augmenté de 30 pour 100 au cours de la dernière décennie, et c’est ce que nous avons fait, » a dit Mme Jennex. Dans une lettre adressée aux présidents des conseils scolaires, la ministre leur demande d’atteindre les objectifs en respectant les paramètres suivants : — Les réductions dans les effectifs du personnel enseignant et du personnel de soutien doivent être réalisées, dans la mesure du possible, par attrition et par les départs à la retraite. Ainsi, le rapport élève-enseignant restera inférieur à 15 élèves pour un enseignant. Il s’agit du rapport le plus faible en une génération. — Les programmes de soutien pour les élèves qui ont des besoins spéciaux doivent être protégés. Le gouvernement provincial maintiendra le financement de l’éducation spéciale à 125 millions de dollars, c’est-à-dire au même niveau qu’en 2010-2011. — Les conseils scolaires doivent cibler une réduction d’au moins 15 pour 100 dans le secteur administratif en 2011-2012 et prévoir une réduction de 50 pour 100 du budget prévu pour les consultants des conseils scolaires au cours des trois prochaines années. — Le financement direct du gouvernement provincial pour les mentors des enseignants doit être réduit de 50 pour 100 en 2011-2012. — Le financement provincial pour les initiatives ciblées (par exemple le BI, le programme O2 et le programme de vie saine) restera aux niveaux de 2010-2011. — Une partie des fonds du programme d’intervention préventive en lecture-écriture, qui sera éliminé progressivement, sera réorientée vers des programmes d’intervention précoce en lecture, dont un plus grand nombre d’élèves pourront bénéficier. — Le gouvernement provincial exige le maintien du plafonnement de la taille des classes de la maternelle à la 3e année. Il permettra toutefois aux conseils scolaires d’ajouter au plus deux élèves par classe dans les cas où cela représente la meilleure option pour préserver la qualité de l’éducation dans la salle de classe, par exemple dans une situation ou une telle augmentation permettrait au conseil scolaire d’éviter des classes combinées ou des classes à années multiples. « Nous devons nous assurer que notre investissement considérable en éducation correspondra aux besoins des élèves ainsi qu’au nombre d’élèves, a dit Mme Jennex. Il faut que nous apportions notre contribution aux efforts visant à faire que le gouvernement vive selon ses moyens. Sinon, les élèves qui sont dans les salles de classe aujourd’hui auront à assumer le fardeau de la dette pendant de longues années. » Entre 2000-2001 et 2010-2011, le financement des conseils scolaires a augmenté de plus de 320 millions de dollars ou 43 pour 100, et ce même si le nombre d’inscriptions a diminué de presque 30 000 élèves. Au cours des trois prochaines années, environ 1 000 enseignants prendront leur retraite, et on prévoit une diminution de 7 000 élèves dans les écoles, ce qui entraînera d’importants défis pour les conseils scolaires. Le financement total de 1,07 milliard de dollars fourni aux huit conseils scolaires de la Nouvelle-Écosse sera réduit de 17,6 millions de dollars, soit 1,65 pour 100. Les objectifs budgétaires ont été établis en fonction d’une diminution prévue de deux pour cent du nombre d’inscriptions (2 500 élèves) l’année prochaine. Comme tous les autres ministères et organismes financés par le gouvernement, les conseils scolaires doivent gérer leurs propres dépenses. Mme Jennex souligne que les conseils de l’éducateur respecté Ben Levin aideront également le gouvernement et les conseils scolaires à préserver la qualité de l’éducation tout en assurant la gestion des changements découlant du déclin continu du nombre d’inscriptions. M. Levin, qui doit déposer son rapport à la fin du mois de février, mettra l’accent sur des éléments tels que l’amélioration des pratiques d’enseignement et de l’apprentissage ainsi que l’utilisation plus judicieuse des établissements et des ressources.last_img read more

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